Le promeneur à Paris au XVIIIe siècle
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Parce qu’on la croit inscrite dans la ville et qu’elle semble apparaître comme une conséquence évidente de ses délimitations immédiates (trottoirs, jardins, passages protégés, etc.), la promenade est aujourd’hui conçue comme une pratique ordinaire, normale et convenue. Le promeneur arpente …
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Parce qu’on la croit inscrite dans la ville et qu’elle semble apparaître comme une conséquence évidente de ses délimitations immédiates (trottoirs, jardins, passages protégés, etc.), la promenade est aujourd’hui conçue comme une pratique ordinaire, normale et convenue. Le promeneur arpente le pavé de Paris. Il retire une joie irrésistible à user ses semelles sur ces dalles qui, dit-on, ne sont faites que pour marcher. Pourtant, se promener dans la ville est un comportement historiquement construit, la cité ne s’est pas toujours offerte à lui. Il importe de comprendre comment, chez l'être urbain, ce sentiment a pu se constituer et comment la ville a permis de maintenir cette habitude par des promenades publiques et des espaces sécuritaires pour le piéton. Se dessine alors une habitude qui encourage l’individu à déambuler, à se mettre en marche, parfois en scène, à entrer dans le grand bal des sociabilités parisiennes. Une identité se construit, avec ses comportements, ses manières d'être, ses regards et sa gestuelle ; le promeneur s’avance, il prend place dans le Paris du XVIIIe siècle, il devient une figure qui définit la capitale française à l'époque moderne.
Margaret's verdict
"Parce qu’on la croit inscrite dans la ville et qu’elle semble apparaître comme une conséquence évidente de ses délimitations immédiates (trottoirs, jardins, passages protégés, etc.), la promenade est aujourd’hui conçue …"
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